TERRA-KAHWA, UN CAFE ORIGINE CERTIFIEE ET UNE DEMARCHE ALTER-RESPONSABLE

Le café en chiffres et la caféiculture forestière ? par André Plank

LE CAFE EN CHIFFRES

Le café occupe le cinquième rang des produits de base commercialisés au monde après le pétrole, l’aluminium, le blé et le charbon.
Le café est la deuxième boisson consommée dans le monde après l’eau.
La consommation totale a été de 155 millions de sacs en 2015 (un sac = 60 kilos).
La production, la transformation et la distribution font vivre environ 100 millions de personnes dans le monde.

Le café est cultivé sur 11 milliards d’hectares.
En France, la consommation est de 5,4 kilos par habitant et par an.
2,6 milliards de tasses de café sont bues chaque jour dans le monde ce qui représente une consommation de 255 kilos par seconde.
9 mois, c’est la durée de maturité du fruit de caféier.
Chaque arbuste produit en moyenne 2,5 kilos de fruits, soit l’équivalent de 550 grammes de café vert ou 400 grammes de café torréfié.

LA CAFÉICULTURE FORESTIÈRE

Le marché mondial du café est l’objet d’une concurrence effrénée.

Résistent les petits caféiculteurs d’Éthiopie, véritables vignerons des tropiques, qui pratiquent une caféiculture agro-forestière, consistant à entretenir les caféiers sous l’ombrage d’essences forestières, d’espèces fruitières, de bananiers, d’avocatiers, en association avec des cultures vivrières, et sans intrants chimiques. Ce mode de production participe au maintient de la biodiversité et à la lutte contre les gaz à effet de serre : pour une tonne de café vert produite, une plantation agro-forestière absorbe 2,95 tonnes de CO² alors qu’une plantation intensive en émet 1,18 tonnes. De plus, le café ainsi obtenu est de bien meilleure qualité que le café issu des grandes plantations intensives, et lorsque survient la crise ces petits paysans résistent mieux grâce aux cultures associées qui leur permettent de survivre.

André Plank